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Barre-des-Cévennes : s’offrir une parenthèse nature insoupçonnée

Nous avions envie de nous éloigner du tumulte des grandes villes, pour profiter du calme ambiant de petites villes. De plus, depuis quelque temps une question me taraudait l’esprit : si nous sommes à nouveau limités dans nos déplacements, où peut-on s’évader tout en restant dans la limite des 100 km ? Un peu comme certains navigateurs se sont demandé ce qu’il y avait au-delà de la ligne d’horizon, je me demandais ce que je pouvais dénicher tout en restant dans cette limite.


Première surprise, je me rends compte qu’à vol d’oiseau, le champ des possibilités est plus vaste que je ne l’avais imaginé. Au sud-est, cela comprend Salon-de-Provence, Istres et Martigues. Malheureusement plein sud c’est la Méditerranée à perte de vue, donc rien d’exceptionnel. A l’est, c’est encore de l’eau avec Salvetat-sur-Agout. Au nord, la zone des 100 km englobe le Parc des Cévennes et s’arrête à quelques kilomètres de Mende.

J’ai repéré le petit village de Barre-des-Cévennes. Pourquoi ce village ? Je ne sais pas ! Peut-être l’association des mots Barre et Cévennes… et puis c’est un village qui est perché à 920 m d’altitude, donc avec probablement un beau panorama et une vue plongeante sur la vallée.



C’est parti ! Jusqu’à Barre-des-Cévennes c’est une succession de magnifiques villages et paysages. La route est un vrai bonheur pour ceux qui aiment les virages, par contre oubliez la 5ème ! Pour ceux qui sont malades en voiture, prévoyez quelques sacs. Eh oui, la beauté se mérite !


Arrivé à Barre-des-Cévennes le temps est sec, mais le vent est glacial. Après avoir pris possession de notre location, je décide de faire un petit feu. En effet, la cheminée nous attend les bras ouverts. Les buches sont méticuleusement déposées. Nous n’avons pas de petit bois ni beaucoup de papier, mais je tente le tout pour le tout. Après avoir fait brulé tout ce que nous pouvions faire bruler, après avoir soufflé et souffert, il a fallu se rendre à l’évidence que la soirée romantique, au coin du feu ne serait pas pour ce soir. J’ai beau appeler à l’aide, aucun pyromane dans les parages !



Le lendemain, pour notre 1ère randonnée, c’est avec le souvenir du froid glacial que nous nous habillons chaudement, beaucoup trop chaudement. Nous sommes donc obligés de nous dévêtir progressivement. Bien sûr en restant dans la limite du décent ! Nous croisons quelques vaches qui, regard bovin, s’interrogent sur notre intrusion dans leur milieu naturel.


Barre-des-Cévennes


Barre-des-Cévennes n’est pas un village avec un patrimoine culturel ou historique important, cependant il ne manque pas de charme. C’est un village à l'architecture typique des Cévennes. Un sentier nous conduit des fontaines aux jardins, du temple à l'église, témoins de l’Histoire religieuse... le promeneur peut découvrir dans les différentes rues des maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Nous traversons les ruelles du vieux village jusqu'aux points de vue panoramiques remarquables. Ce qui nous plait c’est la quiétude, la proximité de chemins de randonnée, dont plusieurs directement accessibles à pied depuis notre location.


Si vous recherchez les fortes densités de béton au km², si vous aimez les concentrations de centres commerciaux et l’agitation des zones commerciales, alors vous serez probablement déçus. Barre-les-Cevennes et les villages alentour ne sont pas faits pour vous. Si vous appréciez les voyages à travers le temps, les vieilles pierres et le contact avec la nature, vous êtes au bon endroit.



Nous prévoyons de faire une nouvelle randonnée. Après quelques hésitations tant il y a à faire et à voir, nous prévoyons de faire le sentier du Moulin de Bougès.


Du Sentier Moulin de Bougès…

C’est une boucle de 9,1 km, niveau de difficulté moyen, pour une durée de 3h45. Je ne vais pas parler de la randonnée, ce n’est pas le but de récit. Ce sera peut-être pour un prochain article.

Toutefois, voici quelques petites indications : le parcours débute aux ruines du château de Saint Julien d’Arpaon. La 1ère étape consiste en une montée un peu ardue sur la crête jusqu’au Col de l’Agulharon (on transpire en peu, mais ça vaut vraiment les efforts).






Là-haut, l’endroit pour faire une pause déjeuner est idéal.


Vue imprenable garantie. Surtout, n’oubliez pas d’emporter vos déchets. La nature d du mal à se débarrasser des déchets qu’elle n’a pas produit. Une descente raide nous amène à Bougès. Comme dans beaucoup de villages cévenols les maisons de schiste sont hautes et étroites. Des toits en lauzes de schiste sur charpente en châtaignier viennent couvrir le bâti. Nous n’y avons pas trouvé d’ancien moulin, mais une conteuse. La vie est faite de rencontres insolites !


C’est l’occasion pour nous d’en apprendre davantage sur son métier-passion.


… aux itinéraires contés

Nous rencontrons Marion. Elle cultive l’art du récit et de la tradition orale. Elle nous offre quelques rafraichissements et autour d’une table nous raconte sa passion de conteuse. Marion anime des ateliers, comme celui des « Contes et végétaux ». Les thèmes proposés sont entre autres : le rosier, le figuier, la vigne, le châtaignier, l'olivier, le chou, le pommier, la pomme de terre, les petits pois… Peuvent assister aux ateliers les parents avec leurs enfants. Après avoir dévoré ces contes, vos enfants vous réclameront certainement des légumes à chaque repas !

En plus de ces ateliers, Marion organise des promenades racontées. Histoire des Cévennes, contes, légendes, « Marion, conteuse vous fera vivre des lieux merveilleux… » comme l’indique un panneau apposé devant sa maison cévenole. Ces promenades ont lieu sur réservations au 06 64 37 73 04.


A venir : une partie de notre interview.

Le site de Marion : www.marion-conteuse.fr


Après cette pause, nous reprenons notre randonnée. Après la traversée du village, nous entamons une descente à travers une forêt de châtaigniers. Là encore, tout est propice à l’observation de la nature, nous nous délectons du calme de la forêt. Arrivés en bas, nous rejoignons l'ancienne voie ferrée puis c'est le retour. Nous longeons la rivière Mimente.

Vous vous en doutez, la région est vaste. Il y a donc beaucoup à faire et à dire. Le dernier jour de notre escapade, nous nous à rendons à Florac, Sainte-Enimie puis au moulin de Cénaret.


La boutique inattendue

En nous rendant au moulin de Cénaret, nous pensions découvrir un véritable moulin en fonctionnement ou en ruine. Rien de tel ! Il s’agit plutôt d’une boutique inattendue réalisée dans un ancien moulin situé à Saint-Chély-du-Tarn. Alors déçu ? Pas du tout ! L’endroit est sympa et regroupe entre autres des bijoux et accessoires, des peintures et photos, des gourmandises locales, de la maroquinerie… en tout, près d’une trentaine de créateurs et artisans y exposent leurs œuvres. Mais le plus surprenant c’est le bruit et la vision inattendue de la source d’eau qui coule à l’intérieur de la boutique. J’ai en tête les récentes inondations dans la région. Alors, avant de partir je demande à Agnès et Antony, les propriétaires de la boutique, s’il n’y a pas quelques risques de se laisser surprendre par cette source inattendue ? En fait, « dès la fin de la saison estivale tout est démonté et entreposé au sec pour la prochaine saison ». Eh oui, c’est le prix de l’originalité !

Plus d’informations : 04 66 31 58 36- 06 50 91 20 43 / www.lemoulindecenaret.com



Notre parenthèse nature s’achève ici, mais nous reviendrons certainement. Il y a tant de choses à faire. Pour ceux qui ne connaissent pas et qui sont à la recherche d’une pause au calme, nous vous conseillons vivement cet endroit.

Si à votre tour, vous souhaitez partager une randonnée dans la région, ou un séjour à « 100 km autour », n’hésitez pas à nous faire parvenir votre article.

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